Monté sur un cheval blanc ou brun,
Brandissant un long sabre courbé (type urumi ou vaal),
Parfois accompagné de sa compagne Bommi, une danseuse, ou Vellaiyammal,
Toujours dans une posture de guerrier vigilant, prêt à défendre.
Madurai Veeran était un guerrier de caste « intouchable » ou shudra, connu pour sa bravoure et son sens de la justice.
Il servait comme protecteur de la ville de Madurai, au service des rois pandiya.
Il fut trahi, accusé à tort, puis exécuté injustement — souvent considéré comme martyrisé pour sa loyauté.
Après sa mort, il est déifié par le peuple, considéré comme un « guardian deity » (dieu protecteur) des villages.
Très populaire dans les villages tamouls :
Tamil Nadu
Sri Lanka
Et dans la diaspora tamoule (Réunion, Antilles, Martinique, Guyane, Malaisie…)
On lui érige souvent un petit temple à l’entrée des villages pour qu’il protège des ennemis, voleurs, maladies.
Il est prié pour :
La protection
Le courage
L’honneur
Le succès dans les épreuves difficiles
Pendant les festivals, des pièces de théâtre populaires (Theru Koothu) racontent sa vie.
Certains fidèles entrent en transe, d’autres marchent sur des braises en son nom.
On lui offre souvent :
Fleurs rouges
Noix de coco cassées
Lames ou sabres miniatures
Prière guerrière tamoule (valimai potri – louanges à la force)
Madurai Veeran incarne :
La bravoure du peuple
La justice au-delà des castes
La protection des opprimés
La résistance face à l’injustice royale ou sociale
Ō Madurai Vērā,
Vālai thūkkum anjāda vīranē,
Un uṇmaiyuḷḷa kuthiraiyil savāri seibavanē,
Nīthimāṉgalaiyum eḷiyavargalaiyum kākkum kāvalanē!
Makkalin makanē, oṭukkappattavargalin raṭchakarē,
Anjāmal pōrāḍināy,
Uṇmaikkum, nambikkaikkum,
Mariyādaiyāka uyirraiyum thiyāgam seidāy.
Nāṅgaḷ ummai vēṇḍugirom,
Enggal vīdu, kuṭumbam, kirāmam ellām kāppāṟṟuvāyāga.
Thurogikaḷ, nōygaḷ, aniyāyamgaḷ ellām vilakkuvāyāga.
Thūymai, nērmai, thairiyam ākiyavai engaḷukku aruḷvāyāga.
Nambikkaiyuḍan vāzhum umathu bhaktargalin neñjanggaḷil nī vāzhgirāy,
Enggal neivēthiyanggaḷaiyum, manamārnda pirārttaṉaigaḷaiyum ēṟkavum,
Enggaḷai oḷiyin vīrargaḷāga māṟṟavum,
Anbu, nīthi, mariyādaiyālum nāṅgaḷ nimirndhirukka uthavuvāyāga.
Potri! Potri! Potri!
Uṇmaiyin vāḷākiya Madurai Vēranukku pugazh!